samedi 13 septembre 2014

Cadeaux

J'aime les vieux livres de couture. En plus d'y apprendre des astuces et des techniques, ces ouvrages sont le reflet de la manière de coudre d'une certaine époque. La façon de se représenter et les modèles présentés, moderne au moment de la parution, nous semblent des plus désuets aujourd'hui. J'aime m'attarder sur ce que ces manuels donnent à voir de la couture lors des décennies passées. Pour mon anniversaire, j'ai été gâtée avec ces deux ouvrages de 1979 et de 1983.

C'est amusant de s'attarder sur le vocabulaire. Certaines choses n'ont pas changé : le droit fil, la trame, le biais, le plan de coupe... Mais d'autres me sont curieuses. Qui emploi aujourd'hui l'expression "relever le patron d'un vêtement usager" et connaît la technique qui s'en suit ?

Editions De Vecchi, Paris, 1979
Solar, Paris, 1983

Dans les livres de couture, on trouvait quantité de détails comme la définition et la composition des différents textiles : la cretonne, un coton traité pour être infroissable ; le doupion, une soie au tissage irrégulier ; la duvetine, qui ressemble à la suédine ; le loden, lainage épais et légèrement feutré généralement de couleur vert bouteille (cf : les tenues traditionnelle du Tyrol) ; l'organdi pour les robes de mariée et l'organza pour les robes du soir... Tout ces mots me sont très exotiques !
Et puis il y a toujours une petite note précisant quelle aiguille employer pour coudre ces étoffes et un encadré sur la manière de les traiter, de les laver et comment venir à bout des tâches les plus féroces avec trois fois rien.

Beaucoup de techniques sont expliquées : col claudine, col marin, col officier, col tailleur, fente capucin, poignets mousquetaire, poignet en biseau, fermeture à l'américaine, le très moderne "super-gripper" (bien connu aujourd'hui sous le nom de "pince Kam"), les poches, les ceintures...

Dans le grand livre de la couture, il y a même un topo conseil mode à la Cristina Cordula, "Tou est un A ma chériii !". C'est le "damier de la morphologie" qui présente les looks et les fashion faux-pas.

Solar, Paris, 1983

Et bien sûr, toute une partie sur comment reprendre les vêtements pour les adapter au mieux à sa morphologie en retirant, affinant, pinçant...

Solar, Paris, 1983

Car ne l'oublions pas,
ce n'est pas à nous de rentrer dans les vêtements
mais aux vêtements de s'adapter à nous.

mardi 2 septembre 2014

Les coussins piaf

La météo qu'on se traîne me fait déjà penser à la fin de l'année. J'aimerai bien arriver à faire tous les cadeaux avec mes dix doigts. Une bonne résolution à prendre ! (La prendrai-je ?)

En attendant, retour sur le cadeau fait à notre mère l'an dernier : des coussins pour le canapé.
Rien d'exceptionnel dans ses coussins si ce n'est le cadrage du motif dans un coton d'ameublement acheté au marché Saint-Pierre lors d'une excursion parisienne. Maniaque du "tombé juste" des motifs, je me suis fait des "patrons inversés" à la mesure des coussins afin de bien maitriser le rendu.
Encore une fois, La Dépêche ça sert à tout !



Mon assistant couture du moment.


Comme je disais, rien de sorcier ! Deux morceaux de tissus découpés à la mesure du coussin : un avec des motifs pour le devant et un autre uni pour le dos. J'ai commencé par monter la fermeture éclair avant de coudre les côtés et le fond. Je trouve que cela donne une meilleure finition. Afin de faire ressortir les motifs, j'ai choisi de faire deux coussins unis.

Et voici les coussins en situation.






Le cadeau semble avoir été très apprécié !

dimanche 24 août 2014

Couture insolite

Oui oui, il y a toujours quelqu'une par ici !
Quelqu'une qui s'est laissée prendre par le travail et le temps et qui se dit depuis un bon moment qu'elle aurait plaisir à, enfin, publier cet article.

Que s'est-il passé pendant tout ce temps ?
Beaucoup de choses et peu d'ouvrages mais j'ai eu la chance de coudre dans un lieu insolite, et ce, pour les nécessités du service (quel gros mot pour faire de la couture au boulot !).
Nous étions en phase finale de montage d'exposition et il fallait un grand rideau pour venir occulter une source lumineuse. Vous avez parlé de coudre ? Pas de problème, je suis là ! C'est avec Maria sous le bras que je suis donc partie au travail.

Dans la grande salle d'exposition temporaire, je me suis installée au milieu des oeuvres pour faire les coupes, épingler puis coudre deux grands kakémonos de trois mètres sur quatre-vingt centimètres. Je n'avais jamais cousu une telle longueur ! (J'ai ainsi pu évaluer la capacité d'une canette !)


 (Comme à la maison, je me suis déchaussée pour coudre.)




Une après-midi magique dans l'immensité et la profondeur de ces toiles où, tout objet que je saisissais en main me paraissait instantanément ridiculement petit. Depuis, je rêve de nouvelles sensations coutures.

Avez vous déjà cousu dans un lieu insolite ? Racontez-moi...

(Excusez la mauvaise qualité de ces photos prises avec mon téléphone. Je n'avais pas prévu d'immortaliser ce moment.)

dimanche 4 mai 2014

Au bain !

Vu le rythme de mes publications, vous pourriez croire que mon long week-end s'est transformé en vacances en faisant le méga-pont de tous les jours fériés de mai. Ce n'est pas le cas !

Même si là n'est pas le propos de ce jour voici, pour le plaisir, quelques clichés d'une journée.

Revenons à nos poissons !

Lorsqu'un bébé né dans votre entourage, qu'est-ce que vous offrez ? Bien sûr je parle du "fait main".

De la layette évidement. Mais tout le monde s'y attend un peu. Alors cette fois-ci, surprise !


J'ai confectionné une sortie de bain avec 80 cm de tissu éponge et 3,5 mètres de biais en coton.

C'est tout simple :

Couper, dans le tissu éponge, un carré de 80 cm de coté et un triangle avec un angle droit et deux côtés de 35 cm (ça porte peut-être un nom en géométrie ? Triangle rectangle isocèle me souffle-t-on. C'est beau les mots !). Pour un peu de douceur, j'ai taillé les angles en arrondi.

Assembler sur deux côtés le carré et le triangle face contre face.

Coudre le biais à cheval sur tout le tour.

Enfin, porter l'ouvrage chez la brodeuse.

Et voilà le résultat !



J'ai longtemps hésité sur l'emplacement du prénom. J'avais l'impression que, de le faire broder sur la capuche, cela ferait boxer (et ce d'autant plus au regard du prénom du nouveau né en question), dans le dos ne permettrait pas d'en profiter, dans un angle du rabat fairait un peu ridicule vu la taille de la plus grande police. 

Je n'ai donc pas innové, je l'ai fait broder sur la capuche. Et finalement, c'est mignon. 




Une fois fini, j'ai trouvé la sortie de bain un peu grande pour un nouveau né. Cela dit, je n'ai pas le calibre de ces petits amours dans l'oeil. Après utilisation, les parents la trouvent pratique parce que justement assez grande.


Puisque j'en suis à l'heure des bilans, j'inaugure une nouvelle rubrique intitulée "à l'usage et à l'usure".


Après une première utilisation, le sac week-end a bien rempli son contrat. Il est un peu grand. Un sac n'est jamais trop grand me diriez-vous mais étant donné qu'il se porte à l'épaule, quelques centimètres de Long et de large en moins auraient suffit. Je ne le chargerai jamais autant au risque de ma couper la circulation du sang dans le bras (au moins !).

Je me suis faite un peu charriée par les copains : "c'est le sac d'un week-end !

Non, non, il est bien costaud !


Le mois de mai va être très très très chargé. Je sais pas trop quand j'aurai le temps de revenir par ici.